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vous y croyez, vous?

  • [film] La malédiction de la soupe aux choux

    Les fêtes de fin d’année sont riches en excès. Si vous ne me croyez pas, demandez à votre tube digestif.

    Le miens a tendance à me répondre à l’aide de petits vents plus ou moins discret. C’est alors que, m’échappant de la grande sauterie de Noël pour fumer une bonne petite cigarette sous le ciel étoilé que j’ai laissé mes intestins exprimer leur désarrois face à cet excès de bulles en tout genre, contribuant un peu plus aux changements climatiques.

    J’ai alors levé les yeux vers le ciel, espérant la visite de la Denrée qui viendrait me rendre visite de la lointaine planète Ox et avec qui je partagerais les restes de scampis à l’armoricaine préparés avec amour par ma maman.

    Souvenez-vous, c’était il y a 27 ans en cette douce année 1981.

    Un monument du cinéma français sortait sur nos écrans : La soupe aux choux.

    Un film engagé, racontant avec tendresse l’éternel lutte entre tradition et modernité, jeunesse et vieillesse, une amorce à cette critique de la société de consommation devenue si consensuelle aujourd’hui.

    Le Glaude (Louis DeFunes) et Le Bombé (Jean Carmet) sont deux petits vieux vivant selon les règles d’une autre époque, partageant leurs journées entre de nombreux chti canons et de la bonne nourriture de la campagne (dont la soupe aux choux susnommée) et luttant à leur façon contre le maire du village voulant créer un parc d’attraction sur leur propriété.

    Leurs vies va basculer le jour où ils rencontreront la Denrée (Jacques Villeret), extraterrestre proutoglote qui va tomber amoureux de leur mode de vie et va considérablement influencer leurs vies.

    Mais je ne vous apprends rien. « La soupe aux choux » est un classique parmi les classiques.

    Ce que l’on ignore souvent (et qui ne m’a frappé hier après de trop nombreux verres d’alcools en tout genres… sans doute une visite du saint chti canon), c’est la malédiction qui a frappé ce film.

    Cela n’est pas sans rappeler l’histoire de la malédiction liée à la découverte de la tombe du pharaon Toutânkhamon par Lord Carnavon, entraînant dans son sillage quelques 20 morts mystérieuses.

    Bien que moins connue (enfin jusqu’à hier), la malédiction de « La soupe aux choux » n’en a pas été moins meurtrières.

    Quelques dates et faits marquant :

    - « La soupe aux choux » a été le couronnement de la carrière de son réalisateur, Jean Girault, mais en réalisant ce film, il a également scellé son destin. L’année suivant la sortie du film, Jean Girault décernera à l’âge de 58 ans des suites d’une mystérieuse maladie (soit disant une tuberculose) alors qu’il tournait « Le gendarme et les gendarmettes »

    - L’année suivante, un autre protagoniste de l’aventure « La soupe aux choux », René Fallet décédera à seulement 56 ans. Il avait lui aussi profité du succès du film puisqu’il était l’auteur du roman qui avait inspiré le scénario du film.

    - Cette même année, Louis De Funès décèdera d’un infarctus et de nombreux autres décès suivront : Jean Carmet, Jacques Villeret, Raymond Lefèvre (compositeur de la musique), Jean Halain (scénariste et dialoguiste), etc. En fait, il devient difficile de trouver aujourd’hui un protagoniste lié à ce film qui soit encore de ce monde. Chaque année, la malédiction de « La soupe aux choux » fait de nouvelles victimes, entraînant dans son sillage jusqu’aux spectateurs. Selon une étude scientifique très poussée, d’ici la fin de ce siècle, TOUS les spectateurs qui ont vu le film à l’époque auront succombés à ce que certains (enfin moi) appellent « le film qui tue » (l’idée a été reprise dans le film « The ring »).

    Pensez-y à deux fois à la prochaine rediffusion de ce film. Votre vie ne tient qu’à un prout !

    PS : Suite à des commentaires surréalistes qui ont ponctués une de mes précédentes chroniques absurdes, je me vois dans l’obligation de préciser que ce texte est totalement absurde et ne doit en aucun cas être pris au sérieux ! Bien entendu, les malédictions ne sont que le fruit du hasard et de la nécessité des gens à donner du sens à ce qui n’en a pas. Disons qu’au mieux, il s’agit d’une démonstration par l’absurde, au pire un petit texte ridicule né de mon esprit embrumé par trop de champagne.

  • [création] Mon père est un séducteur

    1.       Myna

    Comme beaucoup d’enfants, j’ai vécu dans l’ombre d’un géant. Un homme aux multiples succès, aux exploits sportifs, à une réussite sociale et professionnelle sans faille. Un homme que l’on aime au premier regard, capable de s’adapter à toutes les situations, tous les milieux. Mais mon père possédait une caractéristique peu commune. Mon père était un séducteur. Là où les autres parents bercent leur progéniture de conseils plus ou moins éclairés, mon père est l’homme des deux cents femmes. Celui qui avant de rencontrer ma mère à connu l’ivresse de l’amour sans nom et sans lendemain. Celui qui a su déclencher le désir et la passion en restant simplement lui-même. Mais mon père est toujours un séducteur. Les liens du mariage n’ont jamais su retenir le chasseur qui vit en lui et moi, je suis devenu le témoin privilégié, parfois le confident, souvent l’alibi de ses incartades. Je l’aime. J’aimerais pouvoir marcher sur ses traces. Mais je ne suis pas digne de son héritage. Je vois bien que je le déçois. Je m’appelle David, j’ai quinze ans et je suis sur la bonne voie pour finir vieux garçon.

                    Je déteste les dimanches. Je n’arrive pas à profiter de mes dernières heures de liberté sachant que le lendemain je retournerai à l’école. En plus, le lundi est le jour de la gym a

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